вιєиνєиυє !

вιєиνєиυє !
вιєиνєиυє ѕυя мσи вσg ! נє ναιѕ νσυѕ fαιяєѕ ραятαgєя мα ραтισи ρσυя єѕ fαиfι¢тισиѕ , νσυѕ єи αυяєz є нαяяу ρσттєя ( ρяιи¢ιραємєит є яαgσ єт нєямισиє) , є σѕт (є נαтє) , є ρяιѕσи вяєαк , є fιмѕ єт є мυѕι¢ (тσкισ нσтє)

# Posté le dimanche 19 août 2007 16:57

Mes autres blog !

Mes autres blog !
νσι¢ι мєѕ 3 вσgѕ συ נ'é¢яιѕ є ρυѕ ѕσυνєит єѕ αятι¢єѕ !!!! єѕѕєz єѕ ¢σмммѕѕѕѕ




# Posté le dimanche 19 août 2007 17:05

σиє ѕнσт ∂яαgσ єт нєямισиє

σиє ѕнσт ∂яαgσ єт нєямισиє
¢є σиє -ѕнσт єѕт тяèѕ тяιѕтє , ¢σєυя ѕєиѕιвℓє(¢σммє мσι χ) ρяéραяé νσѕ мσυ¢нσιяѕ :'(

______________________________________


La guerre était finie...enfin.

Hermione granger
se trouvait au milieu du parc de poudlard, partout autour d'elle n'était que cadavre et sang, elle-même sentait le liquide chaud se répandre sur son ventre, elle était gravement blessée au ventre, mais ne sentait plus rien, elle avait une plus grande souffrance...mais pas physique...

Le prix a payer avait été lourd...très lour
d.

Elle avait perdu beaucoup dans cette bataille
, la dernière bataille puisque Harry avait tué le lord, le suivant dans sa perte.

Ses amis, n
euville, seamus, parvati, lavande, les jumeaux weasley, molly... beaucoup de professeur...tous mort, la laissant là, seule, avec sa peine, pauvre petite gryffondor...

Même lui...allait bien
tôt la quitter...

J'ai la gorge nouée


Une
larme roula sur sa joue.

Ne pas y penser...

Pour
ne pas souffrir...encore.

Ne pas y penser..
.

Il était à l'infirmerie, madame pomfresh l'avait transporté d'urgence, mais il y avait peu d'espoir, en fait, plus d'espoir.

Elle voulait le
voir...une dernière fois, en aurait-elle le courage ? Elle ne savait pas, ne savait plus.

Tout
était flou dans sa tête, l'odeur des cadavres lui révulsait l'estomac, elle se crut défaillir.

Elle se dirigea lentement vers l'infirme
rie, vaguement consciente de ce qu'elle faisait, l'esprit trop embrouillé, ne se rendant que peu compte de tout ce qu'elle avait perdue en l'espace d'une journée.

Elle y arriva enfin, prit
son inspiration, il était là, derrière cette porte, ils n'avaient plus a se cacher, ils en avaient tellement rêver ! Pouvoir se voir, librement, dommage que c'était la pour la dernière fois.

Une porte à pousser


Elle entra dans l'infirmerie
, elle était remplie, tous les lits étaient occupés, a droite ceux qui avaient une chance de survivre, a gauche ceux qui ne passeraient pas la nuit.

Elle se dirigea vers la gauche.

Elle s
e dirigea vers le lit du fond, elle distinguait sa pâle silhouette.

Elle avançait, mais n'en a
vait pas conscience, elle ne voyait que le lit de son aimé qui se rapprochait inexorablement d'elle...

Tu ne dois rien savoir
De mon
émoi


El
le devait se montrer forte, encore, toujours, pour lui, pour eux, pour leur avenir qui venait de s'écrouler, pour leur futur qu'il n'y aurait jamais.

C'est un jour de soleil


La gu
erre était finie, le soleil projetait sa douce lumière a travers les carreaux, donnant à la salle une étrange sérénité, funeste calme.

Ils avaient gag
né, plus de malheurs, plus de mangemorts, plus d'oppression, tant de famille sauvées...alors pourquoi avait-elle l'impression d'avoir tout perdue ?

Mais tout est triste en moi


Adieu l'Her
mione si joyeuse, si radieuse, illuminant d'un simple sourire le c½ur de ses proches...elle était morte, en même temps que tous les autres, au moment ou elle l'avait vue tomber, son nom sur ses lèvres.


Et je me suis jurée
D'
être forte pour toi


Il c'était écroulé sous un sort du lo
rd, en essayant de le tuer, mais il n'était pas mort sur le coup...du moins pas encore...
son d
ernier regard avait été pour elle, son dernier mot aussi, pour leur amour interdit, pour la vie si injustement courte.

Et pourtant


Des proje
ts...ils en avaient plein, pour quand la guerre serait finie, pour quand ils pourraient enfin vivre leur histoire au grand jour...libre de s'aimer.

Je crois, vraiment


Des enf
ants...ils en voulaient...un mariage...le plus beau qu'il soit...une vie merveilleuse, dans le manoir...

Qu'il faudrait si peu de chose


Tous leurs rêves,
toutes leurs nuits passer à refaire le monde...leurs espoirs, tous c'était évanouie quand Draco avait touché le sol.

Pour que je craque


Ell
e revoyait sans cesse la scène, se répétant à l'infinie dans son esprit, lui, se retournant, il voulait lui dire une dernière fois de partir, d'aller se cacher, il en a subit les conséquences.

Le sort l'a atteint de plein fouet, son nom
c'est éteint dans sa gorge, il n'aurait jamais voulu qu'elle le voie si faible...chutant.

Pou
rtant...

Il avait été projeté,
puis était retombé sur le dos dans un bruit sourd, rapidement, le sang avait commencé à se répandre sur l'herbe, funeste tapis rouge.

Elle n'avait pu reteni
r un cri, c'est comme si sa propre vie c'était éteinte en même temps que la sienne, hystérique, elle aurait voulue courir vers lui, le prendre une dernière fois dans ses bras, mais elle avait été emportée par quelques élèves de septième année qui battait en retraite.

Et que je me montre vulnérable, enfin


Les co
urageux gryffondors...la si fragile hermione.

Le bonheur lui sem
blait désormais si hors d'atteinte...

Elle s'a
pprocha encore du lit, elle ne devait pas pleurer, pas céder à la pression des larmes qui ne demandaient qu'a couler, ne pas lui montrer, il n'aurait jamais voulu la savoir triste.

Pourtant
...

Elle ne put les retenir, elle pleura.

Car, je sais que tu vas nous quitter mon ange


Elle
laissa silencieusement couler ses larmes, elles glissaient sur ses joues comme ses rêves.

Un
e tomba par terre...leur avenir.

Une seconde...
leur bonheur.

Une troisièm
e...leur histoire.

La clarté étrange de ton sourire illumine mon é


Autrefois, un temps qui
lui paraissait ailleurs, si lointain, si irréel... quand ils étaient rien que tous les deux, insouciants.

A cette
époque...quand il lui souriait, quand il illuminait son c½ur.

Etrange so
uvenir, qui lui vient maintenant, alors qu'il est là, allongé sur le lit, ses lèvres fines esquissant une légère grimace, les coupures rougeâtres de son visage contrastant avec la pâleur de sa peau.

Je sais que tu vas nous quitter mon ange


Elle ne pouvait
y croire...

Pourtant...

Sa respiration était
saccadée, son buste se relevait faiblement.

Ses
bras était apparents, et dans un triste état, sa chair était comme lacérée, sa peau déjà translucide laissait encore plus entrapercevoir ses veines, sa et là, de larges entailles, elles avaient enfin cessaient de saigner, faute de sang.

Mais comment oser te toucher


Morbide fascina
tion, elle releva lentement le drap qui couvrait sa poitrine, prenant soin de ne pas toucher sa peau diaphane...peur de découvrir un corps déjà froid...


J'ai si peur de voir mes mains trembler


Ne pas le touche
r...

Surtout...

Elle l
es vit, de larges bandes couvrant son torse, en dessous, les blessures les plus profondes, atteignant sûrement les organes vitaux, le sang débordait des bandages, un poison empêchait sûrement les entailles de cicatriser, cette vision l'horrifia au plus haut point.

Mais elle tint bon.
Elle avait besoin de savoir, de voir pour le croire.

Qu'il n'y avai
t plus d'espoirs.

Je m'assoie sur ton lit


Prenant garde de ne pas le bo
usculer, de ne toujours pas le toucher, elle s'assit sur le bord de son lit.

Il semblait si v
ulnérable en cet instant...si fragile.

Elle aur
ait tellement voulu le prendre une dernière fois dans ses bras, une dernière étreinte...mais en fut incapable.

Dans toutes ces vagues de plis
Où tu pourrais te n
oyer


Ainsi c'est là...dans
ce lit, que tu me quitteras...

Pour une éternité


Il rouvrit les
yeux..

Puis les tourna vers
elle.

Elle sentit son c½ur faire un bond dans
sa poitrine, une douce chaleur envahie son corps, contrastant avec la froideur de la pièce.

S
es iris argentés... la lueur qui y briller autrefois n'y était plus. Il ne sembla pas tout de suite la reconnaître...

Je vais dire des bêtises,


Que dire...

Un ange passa.

Hermione plong
ea son regard chocolat dans le sien, acier.

Te raconter mon château,


Que dire...parler de la
fin de la guerre qui promettait de beaux jours qu'il ne verrait jamais...

Parler des projets q
u'ils avaient ensembles et qui ne reverraient jamais le jour...comme lui...

Parler devient ma hantise.


Que dir
e...rien...elle ne voulait pas le blesser davantage...

Et s'il me manquait les mots ?


Pourta
nt elle aurait tellement eu de chose a lui dire...mais les mots se bloquaient dans sa gorge...étouffée par un sanglot qui menaçait de sortir.

Et pourtant


- Hermione...

e
lle se sentit fondre, comme la première fois qu'il avait prononcé son prénom...

elle avait pre
sque oublié combien il était beau quand il le prononçait...

je crois, vraiment


-Hermione...

Encore, comme une supplication, il la regarda, ne comprenant pas pourquoi elle ne disait mot.

Pour que je craque


-Draco...

Et que je me montre vulnérable, enfin.


Elle c'était promis, de
rester forte, pourtant, submergé par l'émotion, elle craqua.

-Draco...

Son prénom, Entre deu
x pleurs, comme une prière, pour ne pas qu'il l'abandonne.

Car, je sais que tu vas nous quitter mon ange.


-
Hermione, ne pleure pas...

-je n
e peux pas...

Voir sa douce Hermione pleurer l
'attendrissait...mais le rendait malheureux aussi, il ne voulait pas qu'elle pleure pour lui, il ne pensait pas le mériter.

La clarté étrange de ton sourire illumine mon été.


Il esquissa u
n vague sourire pour l'apaiser, mais en vain, ce sourire rappela à Hermione tout ce qu'elle ne reverrai plus...

Je sais que tu vas nous quitter mon ange


Draco rassembla le peu de force qu
'il lui restait et se redressa sur son lit, non sans laisser s'échapper une grimace de douleur, et dans un geste, il invita Hermione a venir se blottir contre lui.

Mais comment oser te toucher.


Hermi
one le regarda, n'osant pas s'approcher, n'osant pas sentir la mort au contact de sa peau, mais elle fut convaincue par le regard réconfortant que lui lançait Draco.

Comment un
simple regard pouvait démolir toutes vos barrières.

Elle se blottit contre lui et sentit ses b
ras protecteurs se refermer autour d'elle, même au seuil de la mort il la protégeait toujours...

Si j'ai si peur de voir mes mains trembler.


Elle se laissa peu a peu aller dans ses bras,
sentant la tiédeur de sa peau contre sa joue...mais plus aussi chaude qu'avant.

Elle pouvait s
entir son c½ur battre, faiblement, lente pulsation qui la berçait.

Il sentit le parfum de ses
cheveux...vanille...si le paradis pouvait avoir ce parfum...se serait parfait.

Et si j'étais trop lâche.


Comment imaginer...en étant dans se
s bras ...en sentant son c½ur...que dans quelques instants il ne serait plus...

Draco sembla
percevoir son trouble...

-ne t'inquiète pas...j
e serais toujours là...

Pour voir la vérité.


-Tu seras toujours là ? Promis ? A me tenir dans tes bras ?

Et l'accepter avec courage.


Il eu
t un petit rire, elle semblait telle une enfant redoutant de s'endormir, sa candeur l'attendrit, il ne voulait pas la quitter...

Pourtant...

-non
mione, ça je ne le pourrai pas...mais je serai toujours dans ton c½ur...

Comme toi tu le fait.


Une larme perla au coin de ses yeux, il
l'acceptait...alors pourquoi pas elle ?

Elle
aurait bien donné sa vie pour la sienne.

Car je sais que tu vas nous quitter mon ange.


Ils re
stèrent dans cette position, aussi longtemps que leur permettait la mort, profitant de leur dernier instant ensembles.

Ils avaient cessé de p
arler, cela économisait des forces a Draco, Hermione ne réalisait toujours pas, ne voulant pas imaginer, ne voulant plus.

Se cacher la vérité
permet de moins souffrir, un certain temps.

La clarté étrange de ton sourire illumine mon été


Il
s avaient vécu de si beau moments tous les deux.. Pourquoi ça devait se finir ? la vie était tellement injuste...

Je sais que tu vas tout quitter mon ange


Puis, Draco sentit son heure
arriver, il prit sur lui pour ne pas effrayer sa belle, et calmement, la serra encore plus tendrement dans ses bras.

-Hermione...

Hermione
se redressa pour le regarder en face, essayant de décerner dans son regard ce qu'il voulait lui dire...

-Oui ?

Il caressa doucement sa joue
du dos de sa main, esquissant un doux sourire, la lueur dans ses yeux d'autrefois était revenue.

Mais il était plus pâle que jamais.

-Hermio
ne...je t'aime...

-Oui, moi aussi...mais que...


Et si loin de moi t'envoler...


Le cri de dés
espoir d'Hermione retentit dans l'infirmerie, il était parti.

L'infirmière accourue, mais elle
ne voulait pas le lâcher, serrant contre elle le corps sans vie de son aimé.

Le soir, elle r
ejoignit sa chambre, sans un mot, on la découvrit le lendemain, serrant des lames dans ses mains, baignant dans son sang.

Elle l'avait rejoin
t

______________________

P.s : Cest pas moi qui les écrit , je lai prit sur : fanfiction.net le titre cest : Mon Ange

# Posté le dimanche 19 août 2007 17:29

SonG-Fic Drago Hermione :)

SonG-Fic Drago Hermione :)
CElle la est heureuse

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Dis moi, pourquoi


Je sèche les dernières larmes que j'ai pleuré pendant la dernière demi-heure. Tu m'as encore fait pleuré, tu m'as encore fait souffrir. Moi qui pensais que tout allait mieux entre nous, je me suis trompée. Moi qui pensais qu'on était amis, je me suis trompée. Mais tu ne peux pas t'empêcher, tu gâches tout en une soirée.

Nous sommes en septième année, tout est fini. Voldemort a été tué par la main de mon meilleur ami Harry Potter. Toi et moi sommes tout les deux préfets-en-Chef. Nos débuts ont été durs mais petit à petit on avait réussi à se parler correctement sans que des insultes ne s'échappent durant la discussion.

On s'est racontés nos vies. J'ai découvert que tu as beaucoup souffert durant ton enfance et ton adolescence à cause de ton père que tu as adulé malgré tout. J'ai appris à te connaître et je me suis rendue compte que derrière ton visage froid et arrogant, il y avait une personne formidable et gentille. J'ai cru en toi et je crois toujours en toi.

Je t'ai raconté ma vie et tu as pu voir qu'elle n'était pas aussi rose qu'elle ne le paraissait. Que derrière ce cliché de première de classe et de rat de bibliothèque, il y avait une fille qui aimait s'amuser, et qui était heureuse de vivre même si mes parents la forçaient à avoir des notes parfaites en toute matière. On s'est confiés l'un à l'autre. On s'est consolés car lorsqu'on regarde, on est pas si différents l'un de l'autre. Obligés de suivre la route que nos parents voulaient pour nous.

Je t'ai aidé à t'ouvrir aux autres. Bien que tu adores embêter le peuple Poudlarien. J'avoue que ça me fait rire et que ton sens de la réplique m'impressione. J'ai enfin trouvé quelqu'un qui trouvera toujours quelque chose pour avoir le dernier mot et qui sera me tenir tête jusqu'au bout. En tout cas, tu n'embêtes plus mes amis et ça je t'en suis reconnaissante, tu leur as même déjà salué quand tu venais me chercher pour organiser le bal de Noël.

Les beaux jours sont arrivés. Pourtant moi, je suis enfermée dans ma chambre, dans le noir complet, à pleurer toutes les larmes de mon corps. Je me demande même si tu les mérites. Bien sur que oui, tu les mérites car malgré tout ce qui a pu se passer, j'ai commençé à apprécier ta vraie personne, ta personnalité. J'ai commençé à apprécier tes manies, tes mimiques.

J'ai commençé à t'apprécier toi tout simplement. Et j'ai bien peur d'être tombée amoureuse de toi. Evidamment, je ne laisse absolument rien paraître de mes sentiments bien que parfois ça soit un peu difficile étant donné que je partage les appartements de Préfets-en-Chef avec toi. C'est pour ça qu'on est devenus amis. On s'est découverts pour mon plus grand plaisir. Même si je déteste me l'avouer, tu es terriblement craquant. Tu n'es plus le gamin aux cheveux blonds presque blancs plaqués sur la tête. Ce souvenir me fait sourire.

Tout était si bien, on vivait nos vies comme on le souhaitait. Le soir, on faisait nos devoirs ensemble puis on allait s'installer dans le fauteuils en face du feu pour parler ou pour jouer aux échecs, ce jeu que tu m'as appris à jouer et qui nous a aidé à nous rapprocher. Il est même arrivé qu'après nos rondes dans le château, on contine notre balade dans le parc et qu'on s'allonge dans l'herbe afin d'admirer le ciel étoilé tout en parlant de tout et de rien.

Je me souviens de cette soirée comme si c'était hier. Je terminais la ronde du côté Est du château quand je t'ai surpris avec cette fille. J'ai vraiment pensé que tu m'aimais, je me suis trompée. Il est vrai que tu ne me l'as jamais dit mais j'espèrais. J'avais tout faux. J'avais cru voir des signes pourtant, j'allais d'ailleurs essayer de t'en parler lorsqu'on devait se retrouver dans notre salle commune après nos rondes repsectives.

Tu étais là, Je t'ai reconnu à tes cheveux blonds en bataille. Tu embrassais cette fille à en perdre haleine. Pansy Parkinson. Cette pimbêche accrochée à ton si beau cou. Puis tu t'es retourné comme si tu sentais ma présence. Tu m'as longuement regardé puis après que la cruche qui était dans tes bras t'ait chuchoté quelque chose à l'oreille. Tu m'as dit d'une voix cinglante que je devais dégager au plus vite et tu... tu as terminé ta phrase en m'appellant « Sang de Bourbe ». J'étais tellement choquée que j'étais restée quelques instants la bouche ouverte sans qu'aucun son ne sorte.

Why, do you always do this to me ?
(Pourquoi, tu me fais toujours ça ?)

Why, couldn't you just see through me?
(Pourquoi, tu ne peux pas regarder juste à travers moi ?)

How come, you act like this
(Comment se fait-il que tu agisses comme ça)

Like you just don't care at all
(Comme si tu t'en souciais pas du tout)


Tu ne m'avais juré de ne plus m'appeller comme ça et que tu ne voulais plus m'appeller comme ça. Ca te rappellait ton père, tu m'avais dit que c'était parce que tu étais surveillé que tu devais te conduire comme une ordure avec moi. Tu étais gentil avec moi, j'ai même d'ailleurs suspecter avec plaisir que tu tenais vraiment à moi.

Do you expect me to believe I was the only one to fall?
(Tu t'attends à ce que je croie que j'étais la seule à tomber ?)

I could feel I could feel you near me, even though you're far away
(Je peux te sentir, je peux te sentir près de moi, bien que tu sois loin)

I could feel I could feel you baby, why
(Je peux te sentir, je peux te sentir, pourquoi)


Je t'ai fait un de mes plus beaux regards assassins. J'ai enlevé 5 points à Parkinson car elle « trainait » dans les couloirs après le couvre feu. Je t'ai regardé avec dégôut puis je me suis éloignée droite et fière. Pourtant à l'intérieur de moi, tout s'écroulait. Au détour du couloir où tu te trouvais, je me suis rendue en courant à nos appartements et je me suis enfermée dans ma chambre comme je le suis maintenant. Et j'ai pleuré, j'ai pleuré comme jamais je n'avais pleuré.

It's not supposed to feel this way
(ce n'est pas censé me faire sentir ainsi)

I need you, I need you
(J'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi)

More and more each day
(De plus en plus, chaque jour)


Je soupire et essuie une larme qui coule encore sur ma joue. Pourquoi m'avoir fait ça ?

Ca fait trois semaines que je ne t'adresse plus la parole. Tu essaies de me courir après dans les couloirs surement pour m'expliquer que je n'étais qu'une idiote de penser qu'entre nous, ça aurait pu aller plus loin que de l'amitié. Tu tapes à ma porte le soir lorsque tu rentres de la fin de tes cours. Tu attends plusieurs minutes puis tu t'éloignes. Jamais je te ferais ce plaisir de venir t'ouvrir et de briser mon coeur comme on casse un verre de crystal. Tu me suis mais je me cache.

Je me lève enfin, le coeur lourd, le visage souillé de larmes et les cheveux encore pus ébouriffés que d'habitude. Je passe par la salle bains pour tenter de cammoufler le désastre que ma tristesse a crée. Je retourne dans ma chambre. Puis je colle mon oreille contre la porte de ma chambre pour entendre un quelconque bruit qui confirmerait ta présence. Rien. Tant mieux.

It's not supposed to hurt this way
(Ce n'est pas censé me blesser ainsi)

I need you, I need you, I need you
(J'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi)

Tell me, are you and me still together?
(Dis-moi, est-ce que toi et moi on restera ensemble ?)

Tell me, do you think we could last forever?
(Dis-moi, penses-tu que ça pourrait durer pour toujours ?)

Tell me, why
(Dis-moi, pourquoi)


Je sors, quelques instants éblouie par la forte luminosité de la pièce. Je la traverse rapidement et je passe le portrait. Je me dirige silencieusement vers la Bibliothèque, là où je suis bien, là où personne ne vient jamais m'embêter. Peu de gens peuplent cet endroit de Poudlard. Je ne vois réellement pas pourquoi. Mais je ne vais pas m'en plaindre car je suis tranquille.

Je m'installe à une des tables les plus éloignées pour être réellement seule et pouvoir travailler. L'unique chose que je réusisse sans dégâts. Je dépose mon sac, sors toutes mes affaires et je les éparpille stratégiquement.

Je me dirige vers un des nombreux rayons du lieu et accessoirement un des plus vieux et des moins éclairés. Je le parcoure jusqu'à trouver mon bonheur. Je tousse tant le livre est poussiéreux. Je caresse la couverture du bout des doigts, fière de moi. Je fais un geste pour me retourner afin de revenir à ma table quand j'entends une voix que je pourrais reconnaître entre toutes.

Hey, listen to what we're not saying
(Hey, écoute ce que nous ne disons pas)

Let's play, a different game than what we're playing
(Jouons, un jeu différent de celui auquel nous jouns)

Try, to look at me and really see my heart
(Essaie, de me regarder et de réellement voir mon coeur)


« Tu sais que c'est dangereux de rester seule dans des coins sombres où personne ne peut t'entendre ? » m'avertis-tu toi, le grand Drago Malefoy.

« Pourquoi tu vas me tuer ? Vas-y tout de suite qu'on en finisse. Après tout, tu as raison. Pourquoi garder une sang de bourbe en vie. » dis-je, les larmes risquant de couler à chaque instant, restant dos à lui. Je feigne feuilleter le livre présent dans mes mains. Les mots que j'ai prononçé me brûlent la gorge. On dirait que nous sommes revenus en sixième année à part que là, j'ai l'air d'une suicidaire. A quoi bon vivre si tu ne m'aimes pas, disaient Roméo et Juliette. Je suis bien d'accord bien que je tiens à ma vie. Après tout, je m'en fiche.

Je te sens approcher tout doucement, je perçois chacun de tes pas, chacun de tes moindres mouvements. Il me semble même entendre ta respiration quelque peu saccadée. Je veux t'échapper en te déviant par la gauche quand tes deux bras m'encerclent la taille pour me retenir prisonnière de ton étreinte que trop invitante. Je lache le livre que je détiens entre mes mains. Il s'écrase sur le sol dans un bruit sourd. Tu m'avais déjà pris dans tes bras, un soir au coin du feu. Un de mes plus beaux souvenirs avec toi. Tes bras sont tellement protecteurs, tellement...

Do you expect me to believe I'm gonna let us fall apart?
(T'attends-tu à ce que je croie que je vais nous laisser tomber en morceaux ?)

I could feel I could feel you near me, even when you're far away
(Je peux te sentir, je peux te sentir, bien que tu sois loin)

I could feel I could feel you baby, why
(Je peux te sentir, je peux te sentir, pourquoi)


« Si je te tuais, je devrais me tuer tout de suite après pour pouvoir te rejoindre le plus vite possible au paradis. » me souffles-tu au creux du cou. Je frissonne par ton sonffle et par tes mots.

Tu me retournes vers toi aisément. Après tout, le Quidditch a peut-être une utilité.

Merlin, que tes deux beaux yeux gris métallique m'avaient manqué. Et tes bras. Et ta chaleur. Et toi, tout simplement. Mais tu m'as fait souffrir. Te laisser me prendre dans tes bras sans que je ne puisse espèrer aucune autre geste plus intime me fait périr. Je me débats mais tu résistes tout en continuant de me regarder dans les yeux.

« Avant que tu ne me dises que tu ne me croiras pas quelque soit l'excuse que je vais te donner. Laisse-moi te prévenir que ce que je vais te dire sera la chose la plus sincère que je n'aurais jamais dite de toute ma vie de Malefoy. » m'avoues-tu, ton visage un peu rouge.

J'essaie de m'enfuir en vain. Tes bras puissants m'empêchent tout mouvement d'échappatoire. Je n'ai pas envie que tu me dises ce que je redoute d'entendre. Je n'ai plus envie de pleurer. Je déglutis difficilement.

It's not supposed to feel this way
(ce n'est pas censé me faire sentir ainsi)

I need you, I need you
(J'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi)

More and more each day
De plus en plus, chaque jour)


Tu vas me dire que tu ne veux que mon amitié. Que tu me serreras seulement dans tes bras, que tu ne m'embrasseras que sur la joue ou sur le front, que chacun de tes gestes ne refléteront que la relation platonique que tu exiges avec moi. Je ne peux pas le supporter alors sans que je puisse l'arrêter une vague de larmes vient embuer ma vue et couler sur mes joues. Je laisse échapper un sanglot.

Je crois que tu ne m'as jamais vu ainsi, il me semble que je suis toujours restée forte devant toi. Je n'ai jamais craqué. Mais là, je n'en ai plus la force. Tes mains chaudes dans mon dos, ton souffle sur mon visage tant tu es près de moi. Non, je suis absolument incapable de me dire qu'il n'y aura que du platonique entre nous. Tu me serres dans tes bras et tu me caresses les cheveux. Je me laisse aller à l'étreinte contre toute attente et je niche ma tête contre ton torse, humidifiant ta chemise par la même occasion.

It's not supposed to hurt this way
(Ce n'est pas censé me blesser ainsi)

I need you, I need you, I need you
(J'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi)

Tell me, are you and me still together?
(Dis-moi, est-ce que toi et moi on restera ensemble ?)

Tell me, do you think we could last forever?
(Dis-moi, penses-tu que ça pourrait durer pour toujours ?)

Tell me, why
(Dis-moi, pourquoi)


« Bordel, pleure pas. J't'en prie, Hermione. Arrête de pleurer. J'ai encore rien dit. Hermione. Ca me brise le coeur de te voir comme ça. » me dis-tu dans le creux de mon cou, ta tête dans mes cheveux alors que tu resserres ton étreinte. Je continue malgré tes protestations.

J'ai tellement besoin de toi, de tes bras. Je ne devrais pas t'aimer. Tu as toujours été mon ennemi jusqu'à cette année et nous sommes là, dans les bras de l'autre. Si Harry savait ça, si Ron savait ça. Je n'ai pas le droit de t'aimer. T'aimer c'est souffrir car ce n'est pas réciproque. Pourquoi ?

Pourquoi ne recevoir que de l'amitié de toi ? Pourquoi est-ce que je t'aime ? Pourquoi est-ce que j'ai besoin de toi ?

« Hermione, ça suffit. T'as jamais pleuré devant moi. Arrête. Où est passé la fille forte que tu étais ? » me demandes-tu tandis que tu nous desserres un peu pour pouvoir me regarder dans les yeux.

« Elle a surement du s'envoler avec l'amour » je t'avoue avant que je ne puisse arrêter les mots que je viens de prononcer. Je cesse de pleurer et sens un mal de tête monter en flèche. Tu fronçes les sourcils.

« Quel abruti ose te faire pleurer alors que tu l'aimes ? » me dis-tu, de la colère dans ta voix. Je ris à travers mes larmes sous ton étonnement le plus complet. Si tu savais...

« Bon, Qui est-ce, que j'aille lui casser la figure ! » recommençes-tu t'énervant de plus en plus. Si tu lisais en mon coeur, c'est ton nom que tu y verras gravé à jamais.

So go and think about whatever you need to think about
(Alors va et pense à tout ce que tu as besoin de réfléchir)

Go ahead and dream about whatever you need to dream about
(Va de l'avant et rêve de tout ce que tu as besoin de rêver)

« Qu'est-ce que t'en as à faire ? » je te réplique froidement. Ta machoire se contracte mais tu me gardes dans tes bras.

« Parfait. Ecoute moi-bien, Hermione. Je sais très bien pourquoi tu m'ignores, d'ailleurs même si ça me fait plaisir que tu réagisses comme ça, je ne voulais pas que ça arrive. C'est Pansy, elle m'a soumis à un sort de totale soumission. J'te dis pas le supplice que ça a été pour moi même si je ne me rendais pas compte de mes actes. Rien de savoir ça, ça me donne la nausée. C'est le lendemain quand je me suis réveillé dans le lit de Parkinson que j'ai réalisé. Puis j'ai voulu te saluer et que tu m'as regardé noir avant de t'enfuir alors j'ai demandé des explications à Parkinson. Elle m'a tout avoué après que je lui ai exposé des moyens efficaces pour qu'elle parle de force. Elle en a même pleuré. Mais je m'en foutais. Elle m'a dit que je l'avais embrassé devant toi, et ce que... ce que je t'avais dit. Putain, j'suis désolé. Si tu veux, tu peux aller lui demander. Je demande même du véritaserum à Rogue pour que tu sois vraiment sure. Crois-moi j't'en prie ! » finis-tu.

Après ta longue tyrade que j'ai suivi avec attention malgré mon état, je suis profondément soulagée. Mais une des tes phrases me laisse perplexe. Tu m'as dit que ma réaction t'as fait plaisir. Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Autant te le demander. Je sens une dernière larme glisser le long de ma joue par l'espoir qui remonte en moi.

« Arrête de pleurer. Hermione, j't'aime comme un fou ! » Merlin. Est-ce que j'ai bien compris ce que tu viens de dire ? Tu rougis considérablement et tu fais une mine d'enfant qui vient de se faire prendre en flagrant-délit. Un sourire s'étend sur mes lèvres sans que je puisse l'esquisser. Est-ce que je rêve ? Je te pince le bras légérement.

« Heyyy ! »gémis-tu en me lachant quelques secondes d'un bras pour frotter le pinçon déjà naissant sur ta peau argentée. Puis tu replaces ton bras aux creux de mes reins. Je te souris plus heureuse que jamais.

« Tu m'aimes comme un fou ? Dis-tu ? Quelle coincidence. » je joue un peu avec tes nerfs là, je m'en fiche, tu le mérites. Après tout ce que tu m'as fait subir.

« Coincidence ? » Tu comprends enfin et un sourire victorieux apparaît sur tes lèvres, tes magnifiques lèvres. Ce mot semble te faire plaisir. Un silence s'installe entre nous deux.

And come back to me when you know just how you feel, you feel
(Et reviens vers moi lorsque tu sais ce que tu ressens, ce que tu ressens)

« Bon, tu reviens me voir quand t'as retrouvé l'usage de la parole et que tu seras vraiment sur de ce que tu avançes. D'accord ? » dis-je alors que j'arrive à me défaire de ton étreinte. Je me retourne rapidement pour enfin rejoindre ma table. Tu ne sembles pas réagir sur le champ. Je sens ta présence dans mon dos, ton odeur que je chéris tant.

I could feel I could feel you near me, even when you're far away
(Je peux te sentir, je peux te sentir, bien que tu sois loin)

I could feel I could feel you baby, why
(Je peux te sentir, je peux te sentir, pourquoi)


Sans que je puisse le prévoir, tu m'aggripes par l'épaule me retournant vers toi. J'ai seulement le temps de voir tes deux yeux gris avant que je sente tes lèvres sur les miennes. Je ferme les yeux à ce contact. Une flamme s'embrase en moi. Tes lèvres douches et chaudes caressent tendrement les miennes mais au fil des minutes, le baiser se fait plus passioné tout comme toi et moi. Ta langue vient titiller mes lèvres entrouvertes, je rejoins ta démarche en faisant de même avec la mienne. Mes mains dans tes cheveux soyeux, les tiennes dans mon dos. Nos langues dansent dans un rythme érotique pendant plusieurs minutes avant que l'on rompt le baiser.

Tu me regardes dans les yeux. Je te fais un sourire timide que tu me rends divinement. Nous reprenons une respiration normale tout en nous observant heureux des récents évènements. Je soupire de bonheur.

« Au fait, tu me parlais de coincidence tout à l'heure.. » t'hasardes-tu à me dire un sourire au coin des lèvres.

It's not supposed to hurt this way
(ce n'est pas censé me blesser ainsi)

I need you, I need you
(J'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi)

More and more each day
(De plus en plus, chaque jour)

It's not supposed to hurt this way
(ce n'est pas censé me blesser ainsi)

I need you, I need you
(J'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi)

Tell me
(Dis-moi)


« Ah bon ? » je t'interroge faussement pensive. Tu t'avançes de nouveau vers moi mais quand je crois que tu vas m'embrasser sur les lèvres, tu détournes la tête pour aller dans mon cou. J'émets un soupir de contentement.

« Je t'aime, idiot. » te dis-je en riant doucement avant que tu ne recaptures mes lèvres.

It's not supposed to feel this way
(Ce n'est pas censé me faire sentir ainsi)

I need you, I need you
(J'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi)

More and more each day
(De plus en plus, chaque jour)

It's not supposed to hurt this way
(Ce n'est pas censé me blesser ainsi)

I need you, I need you, I need you
(J'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi)

Tell me, are you and me still together?
(Dis-moi, est-ce que toi et moi on restera ensemble ?)

Tell me, do you think we could last forever?
(Dis-moi, penses-tu que ça pourrait durer pour toujours ?)

Tell me, why
(Dis-moi, pourquoi)


Pourquoi suis-je tombée amoureuse de ce gars ? De ce prétentieux ? De ce chieur de première ? De ce blond aux yeux gris ? De ce beau gosse ambulant ? De ce gars fabuleux ? Pourquoi ? J'en sais rien et je m'en contrefiche car l'amour a ses raisons que la raison ne connait pas.


FIN

Votre avis :D
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 19 août 2007 18:45

drago hermione

Avant que tout s'arrête

Hermione avait été réveillée par le bruit d'une explosion. Des cris s'en étaient ensuivit. Mr. Weasley était entré dans sa chambre, lui criant de s'enfuir. À peine le temps de se plaquer contre le mur qu'un sort avait toucher le père de Ron, qui s'était écrouler, mort. Le Mangemort avait continuer sa course folle, sans prêter attention au fait qu'il venait de briser une vie, une famille. Il n'avait pas vu la jeune fille. Alors elle était toujours vivante. Mais pour combien de temps ? Si elle voulait vivre, elle devait partir, loin de cette atrocité. Mais où ? Et surtout, comment ? Les questions se bousculaient, la peur, le désespoir s'y mêlaient. Et puis, elle entendait toujours des cris de douleurs et elle ne pouvait s'empêcher de se dire que ses amis faisaient sûrement partis de ces voix qui laissaient échapper ce qui leurs restaient de vie. Le c½ur d'Hermione battait fort, beaucoup trop fort. Elle avait les mains moites, les jambes en coton, et pourtant, malgré cette boule qui l'empêchait presque de respirer, elle s'était mise à courir, zigzagant parmi les corps, dans les couloirs sombre du Manoir, avec l'espoir fou de rester vivante. N'importe où, la sortie, elle ne savait plus où la trouver, elle avait oublié. Elle avait laissé la peur prendre le dessus sur la raison et, à présent, c'était trop tard pour réfléchir. Sanglotant, elle se cognait partout. Il y avait des ombres tout autours d'elle, mais elle ne parvenait plus à distinguer qui était l'ennemi. Sa vue était brouillée par les larmes qui coulaient sur ses joues.

Des ombres et des mystères qui tournent autour de toi.

La jeune fille s'engouffra dans un couloir et ouvrit la première porte qui apparut devant elle. Elle ne se rendit compte que trop tard de son erreur, lorsque, s'apprêtant à faire marche arrière, elle se retrouva face à un Mangemort à la baguette braquée droit sur elle. La porte se referma dans un claquement sec. Hermione se figea. Dans sa main, sa baguette était mollement pointée à terre. Ainsi, pour la jeune fille, la mort avait un visage de fer.

Pourtant, le Mangemort ne prononça pas l'Avada Kedavra final. Il restait là, aussi immobile qu'elle. Et soudain, contre toute attente, il baissa légèrement sa baguette. Hermione lui jeta un regard surpris à travers ses larmes.

« Granger... » murmura alors l'homme.

Cette voix... Hermione ne pleurait plus, ses mains avaient cessé de trembler. Elle ferma les yeux et un rire hystérique la gagna pendant peu de temps avant de laisser place à l'anéantissement. Malefoy. Ça ne pouvait être que lui.

En dedans la lumière, te souviens-tu de moi ?

« Je ne me serais jamais attendu à te retrouver ici, rajouta-t-il, hésitant.

- Tu vas me tuer. »

Sous son masque, Drago esquissa un sourire ironique.

« Ai-je vraiment le choix ? C'est toi ou moi. »

Hermione hocha la tête. Il avait raison, évidemment. La guerre nous prend tout, ce n'est plus une question de choix, c'est la survie. Malefoy voulait vivre autant qu'elle, mais il n'y aurait qu'un seul gagnant.

« Alors dépêche toi d'en finir, Malefoy.

- Je t'ai connu plus guerrière, Granger. Qu'est-il advenu de la fille qui n'a pas hésité à me fracasser la mâchoire de son poing en troisième année ? »

Les lèvres d'Hermione s'étirèrent à leur tour en un sourire emplit de douleur.

« Il faut toujours que tu exagères, ce n'était qu'une claque. »

Elle se sentait bizarre à parler aussi simplement d'une époque heureuse avec son pire ennemi, alors que des gens mourraient partout dans le Manoir au même moment.

« Peut-être, oui..., dit pensivement Drago. Mais aurais-tu changé tant que ça ?

- La guerre change les gens, Malefoy. Je suis lasse de voir ceux que j'aime mourir.

- Tu veux les rejoindre, alors ? »

Hermione secoua négativement la tête.

« Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dis.

- Tu n'as pas peur ?

- Si..., murmura-t-elle. Bien sûr que j'ai peur. Tout le monde a peur de mourir, non ? Ton Maître plus que quiconque. »

Le jeune homme se crispa à cette phrase et Hermione parut s'en rendre compte. Elle s'approcha de lui et tendit sa main vers le masque qu'il portait. Il se recula légèrement, sa baguette toujours pointée sur Hermione. La jeune fille lui lança un regard étrange. Elle n'avait plus peur.

On était volatile, je ne savais pas.

« Fais moi plaisir, Malefoy, avant de me tuer, enlève cette couverture, ne te cache pas derrière le fer, assume ce que tu fais. Je veux pouvoir te regarder dans les yeux quand tu me tueras. »

Elle avait parlé sans vraiment réfléchir mais, à son grand étonnement, Drago porta sa main au masque et le fit glisser lentement en arrière. Il avait changé. Son visage avait perdu cet air supérieur, à présent, il ressemblait à un enfant perdu au milieu de l'horreur. Un peu comme elle. Après tout, c'était bien ce qu'ils étaient. Cette guerre n'était pas la leur, ils étaient trop jeune pour comprendre et pourtant, ils se retrouvaient plongés dedans. Deux enfants qui n'avaient rien demandé. Le destin avait décidé pour eux.

Le couteau dans la chair, toi tu combats

Ils s'observèrent en silence, puis Malefoy fit un pas en avant et, délicatement, posa sa main sur la joue de la jeune fille. Dans son regard, elle pouvait y lire le même désespoir qu'elle.

« Sache, dit alors le jeune homme d'une voix un peu tremblante, que je n'ai jamais souhaité ta mort. Et... je ne t'ai jamais vraiment détesté, termina-t-il plus doucement.

- Moi non plus, Malefoy.

- Je suis désolé » souffla-t-il.

Il se pencha sur son visage jusqu'à sentir le souffle saccadé de la jeune fille sur ses joues. Elle pleurait à nouveau, mais silencieusement. Les larmes glissaient sans même qu'elle ne s'en rende compte. Cette nuit, ils allaient mourir, il ne la reverrait plus jamais. Alors doucement, il déposa ses lèvres sur celles, gonflées, d'Hermione. Elle laissa échapper un sanglot et lâcha sa baguette qui roula plus loin sur le sol. Drago s'apprêtait à s'éloigner quand elle l'entoura de ses bras et approfondit le baiser, y laissant transparaître toutes ses émotions.

Des cendres et des poussières qui traînent autour de toi

Quand ils se lâchèrent enfin, à bout de souffle, Hermione soupira et chassa les larmes qui barbouillaient son visage. Puis elle plongea son regard dans celui du Mangemort qui la fixait sans rien dire.

« Pourquoi ? »

Drago lui caressa tendrement la joue.

« Je pourrais te retourner la question. »

Elle sourit.

« C'est fini, maintenant, hein ? Plus rien ne nous attend.

- Granger, ne laisse pas la guerre briser tous tes rêves.

- Je crois que c'est trop tard... »

Du sang dans les rivières, te souviens-tu de moi?

Hermione passa une main rapide dans ses cheveux et se rendit compte qu'elle était en nuisette. Sous l'effet de la peur, elle n'y avait pas songé, mais maintenant... Elle rougit brusquement avant de s'en vouloir d'avoir des pensées aussi futiles alors que c'était la guerre.

« Tu crois qu'il y a quelque chose, après la vie ? » demanda soudain Drago.

La jeune fille fronça les sourcils avant d'hausser les épaules.

« Je n'en sais rien.

- Tu devrais partir. »

Hermione se figea.

« Je croyais que tu devais me tuer. »

Drago eut un rire amer. Puis il se baissa et ramassa la baguette de la jeune fille avant de lui prendre délicatement la main et de la lui mettre dedans. Elle le regarda faire, sans vouloir comprendre. Il déposa un léger baiser sur son front et, contre son oreille, murmura :

« C'est toi ou moi. Alors tue moi. Ton heure n'est pas encore venue, tu peux encore être heureuse alors que moi, je n'ai plus rien à perdre. »

Tu me laisses inutile, à courir après quoi ?

« Drago...

- Le Seigneur des Ténèbres est condamné et, avec la Marque des Ténèbres, je le suis aussi. Tu le sais bien... Hermione. »

Oui, elle en était consciente. Elle regarda sa baguette avant de se tourner vers Drago, qui attendait, presque serein.

« Tu crois que tout aurait pu être différent ? chuchota-t-elle.

- Peut-être... Je ne sais pas. »

Il désigna la fenêtre derrière elle et rajouta :

« Après, ouvre cette fenêtre. Nous ne sommes qu'au premier étage. Saute, tu pourras transplaner. Dépêche-toi avant qu'un autre Mangemort n'arrive.

- Viens avec moi.

- Le Seigneur me retrouvera.

- Mais...

- Il aurait sût que je t'ai laissé la vie sauve, coupa le jeune homme. Et il m'aurait torturé avant de me tuer. De toute façon, je suis mort. » termina-t-il.

Hermione leva alors lentement sa baguette. Sa main tremblait comme jamais.

« Avada... »

Des bouteilles à l'amer, un effluve de toi. (1)

Elle s'arrêta. Une boule dans sa gorge l'empêchait de parler, elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas être une meurtrière, surtout pas de lui. Il venait de lui sauver sa vie...

« Vas y, Hermione. »

La jeune fille sanglotait, désespérée.

« Pardonne-moi, Drago, pardonne moi...

- Ne t'en fais pas, souffla-t-il. N'ai pas peur, s'il te plaît. Ce n'est pas ta faute, tu n'as pas le choix. »

Elle hocha la tête, lui lança un dernier regard, pleins de reconnaissance, puis ferma les yeux. Elle ne voulait pas le voir tomber. Il lui sourit. Une dernière fois.

« Avada Kedavra. »


Le jet vert le frappa en plein dans le c½ur. Hermione fondit en larmes et se laissa tomber à tête, puis elle se souvint des conseils du jeune homme. Dans un état quasi-hystérique, elle brisa la fenêtre. Du sang se mit à couler de ses mains, mais à cet instant, la douleur n'avait plus d'importance. Il lui avait dit de sauter, elle sauta et transplana.

Il lui avait dit de croire en ses rêves. Mais elle avait tellement mal...
____

Coment vous laver trouver ???
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 20 août 2007 11:44